J'ai commencé à peindre les lieux où nous passions nos vacances d'été lorsque j'étais enfant.  J'ai peint la mer, la montagne, les arbres, puis je me suis sentie attirée par la peinture des fleurs. Un bouquet de fleurs meurt trop vite et la peinture permet de lui donner une sorte d'éternité et d'immortaliser la beauté des végétaux.Les fleurs font encore partie de mes sources d'inspiration mais depuis quelque temps les paysages s'imposent à moi et Nice en particulier, la ville que j'habite.

 

 

 Je peins pour laisser une trace de mon passage sur cette terre. Je trouve la nature si belle, la lumière si merveilleuse que je voudrais enfermer dans mes peintures le bonheur ressenti. Je peins pour mes filles et mes petits enfants, pour qu'ils sachent, quand je ne serai plus là, combien il est important de regarder les choses belles pour qu'elles nous imprègnent et nous fassent vibrer avec l'univers. Pour que cette émotion nous rapproche de Dieu...

 C'est en classe de philosophie que j'ai osé montrer mes cartons peints à un jury de professionnels. Mon professeur de Philosophie, Monsieur Délivré, m'a donné l'impulsion et j'ai été sélectionnée en 1966 : j'avais dix neuf ans.

  Ma mère, la première, a été sensible à ma peinture en faisant encadrer ma première gouache qui représentait l'Ile d'Or, face à Saint-Raphaël. J'avais dix ans. C'est mon grand père, le journaliste et peintre Pierre Humbourg, qui m'a acheté ma première boite de peinture à l'huile.  Mon grand père et sa femme Denise m'ont initiée à cette technique en me confiant astuces et secrets de famille : j'avais seize ans. Mon père a pris le relais pour m'offrir tubes de peinture et cartons toilés.